Musée Guggenheim – Bilbao – Euskadi

Au cœur de Bilbao, sur les rives de la Nervión, le musée Guggenheim veille sur la ville depuis 1997. Signé Frank Gehry, ce vaisseau de titane aux formes organiques a bouleversé le visage d’un ancien bassin industriel et fait du Pays basque espagnol (Euskadi) une destination d’art contemporain mondialement célèbre. Voici ma découverte en images de ce monument d’architecture déconstructiviste.

L’extérieur : un vaisseau de titane

Difficile de s’en lasser : sous le ciel bleu, les plaques de titane de la façade captent la lumière et la renvoient en mille reflets changeants. Chaque pas autour du bâtiment offre un nouvel angle — les courbes fluides de la façade se découpent tantôt en lignes futuristes, tantôt en angles plus durs, au gré des fenêtres verticales qui percent l’enveloppe métallique.

Face à l’entrée, impossible de manquer Puppy, le chien géant de Jeff Koons, décoré de dizaines de milliers de fleurs vivantes. Vu d’en haut ou de face, il attire une foule de visiteurs qui s’en empare en selfies — un rideau de fleurs face au vaisseau de titane.

De l’autre côté, Maman, l’araignée monumentale de Louise Bourgeois, monte la garde près de la passerelle, face à la façade de titane. Et dans les jardins, les colonnes de sphères métalliques et les sculptures en métal poli jouent avec les reflets du bâtiment.

À l’intérieur : l’atrium vertigineux

La visite commence par un éblouissement : l’atrium central, immense, que j’ai photographié en contre-plongée pour saisir l’enchevêtrement de ses escaliers et de ses balcons. C’est ici que l’architecture de Gehry se révèle pleinement : des formes organiques en poutres de verre et d’acier, une lumière changeante, des escaliers mécaniques et un escalator qui glissent le long des parois de titane intérieures.

J’ai beaucoup joué avec cette architecture : contre-plongées dans l’atrium, cadrages serrés sur les escaliers, passages en noir et blanc sur la façade de titane vue depuis l’intérieur. Chaque étage est une promenade dans une sculpture habitable, entre galeries, balcons et parois métalliques ondulantes.

Les œuvres et l’exposition

Le Guggenheim ne se limite pas à sa coque : à l’occasion de cette visite, l’exposition en cours — autour de la fresque de visages « Waking » — a retenu mon attention. J’ai été sensible aux œuvres graphiques de l’exposition, aux visages stylisés, et surtout à ces ballons tordus en métal brillant posés sur leur socle blanc, dont les reflets du sol se répondaient en noir et blanc comme en couleur.

En résumé

Une journée passée au Guggenheim de Bilbao, c’est faire l’expérience d’un musée où le contenant vaut le contenu. Entre le titane, le verre, l’acier et les œuvres monumentales de Koons, Bourgeois et des expositions temporaires immersives, chaque instant photographique fut une évidence. Ce lieu cultive la surprise à chaque coin de galerie — et donne terriblement envie d’y retourner.

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